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Sahara Occidental : deux espagnoles expulsées par la police marocaine

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Madrid, 05 jan 2019 La police marocaine a expulsé, en début de semaine, deux ressortissantes espagnoles, Patricia Ibanez et Irati Tobar, qui se trouvaient au domicile d’une famille sahraouie à El-Aâyoune occupée, a rapporté samedi la presse espagnole.

Irati Tobar, qui se trouvait encore à Agadir, a affirmé à l’agence de presse espagnole (EFE) que « plusieurs agents marocains se sont présentés au domicile de cette famille avant de leur demander de prendre leurs affaires et de quitter les lieux ».

« Ils nous ont dit qu’ici c’était le Maroc et qu’on y venait pour le tourisme et non pour faire de la politique. De plus, nous devrions, pour notre propre sécurité, être dans un hôtel et non pas chez un particulier », a fait savoir la ressortissante espagnole.

Cette dernière, citée par le même média, a assuré qu’elles ne participaient à aucune activité politique et avaient choisi de loger chez la famille sahraouie sur les conseils d’amis originaires du Pays Basque.

Patricia Ibanez a confié, de son côté, qu' »à l’extérieur de la maison, il y avait un fourgon de police marocaine et un autre véhicule aux vitres teintées, et au coin de la rue, un taxi ».

« Ils nous ont dit que nous pourrions visiter la ville, mais ne pas rester avec une famille « , a-t-elle précisé.

« Nous avons essayé de parler et d’expliquer aux policiers le motif de notre visite chez cette famille, mais il n’y avait aucun moyen. Nous avons été obligés de revenir à la maison et prendre nos valises avant d’être expulsées à 644 kilomètres vers la ville d’Agadir », a ajouté Mme Ibanez.

Les deux Basques profitaient de quelques jours de vacances à El-Aâyoune occupée, chez un ami sahraoui résidant au Pays basque.

Les ressortissantes espagnoles expulsées ont assuré que depuis leur arrivée à El-Aâyoune occupée, elles se sont toujours senties « surveillées » par les agents marocains.

« Ils nous suivaient dans la ville et même dans le désert. La maison était constamment sous contrôle toute la journée », a déclaré Patricia Ibanez, dénonçant « une pratique très brutale » des policiers marocains.

Au cours de l’année 2018, onze personnes ont subi le même sort, parmi lesquelles quatre Espagnols, deux avocats et ces deux touristes.

Le Maroc a expulsé, durant les quatre dernières années, 175 personnes de 17 nationalités différentes, selon les chiffres communiqués par l’Association sahraouie des victimes de violations graves des droits de l’Homme commises par l’Etat marocain (ASVDH).

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